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À LA UNE
Logement traversant : comment vérifier et optimiser
20 juillet 2026

Logement traversant : comment vérifier et optimiser

Qu’est-ce qu’un logement traversant ? Un logement traversant se distingue par la présence d’ouvertures situées sur des façades opposées, ce qui permet à l’air de circuler librement à travers le bien. Cette configuration favorise une ventilation naturelle efficace, notamment en été, améliorant le confort thermique sans recours systématique à la climatisation. Pourquoi l’aspect traversant est-il essentiel pour le confort d’été ? La circulation naturelle de l’air représente l’un des meilleurs moyens de rafraîchir un espace intérieur en saison estivale. Lorsque l’on peut ventiler le soir et la nuit en ouvrant des fenêtres sur deux côtés différents, la chaleur accumulée dans la journée est évacuée et la fraîcheur nocturne s’invite rapidement à l’intérieur. Les logements traversants bénéficient donc d’un renouvellement d’air optimal, limitant la surchauffe et assurant un confort accru en période estivale. Comment vérifier si votre logement est traversant ? Pour déterminer si votre habitation est traversante selon les critères réglementaires, il suffit d’observer la répartition des surfaces vitrées. Un bien est considéré traversant si aucune façade ne concentre plus de 75 % de la surface totale de fenêtres. Concrètement, si les fenêtres sont équitablement réparties entre au moins deux côtés opposés, l’air peut circuler d’un côté à l’autre et le logement est jugé traversant. Si les vitrages principaux se trouvent sur une seule façade (par exemple, plus de 75 %), le logement n’est pas traversant. Exemple : un appartement avec 20 m² de surfaces vitrées, répartis à 60 % au sud et 40 % à l’ouest, respecte le critère (aucune façade ne dépasse 75 %). En revanche, si 80 % des ouvertures sont rassemblées du côté sud, on considère que l’air ne circule pas librement, ce qui défavorise le confort d’été. Les autres éléments qui influencent le confort d’été Si l’aspect traversant contribue grandement au bien-être en période chaude, d’autres caractéristiques du logement entrent également en jeu dans le confort estival : L’isolation de la toiture : une bonne protection contre le rayonnement solaire limite l’entrée de chaleur par le toit. L’inertie thermique des murs : les constructions épaisses, en pierre ou béton, absorbent la fraîcheur nocturne et la restituent progressivement, apportant un effet de « climatiseur naturel ». Les protections solaires extérieures : volets, stores ou persiennes, surtout sur les façades les plus exposées, sont indispensables pour empêcher la chaleur de pénétrer. La ventilation naturelle : un logement traversant favorise la ventilation transversale, mais un brasseur d’air fixe (ventilateur de plafond) peut aussi aider à évacuer la chaleur. À noter : la présence de la climatisation n’influence pas le diagnostic officiel du confort d’été, qui se base sur les caractéristiques passives et fixes du bâti. Optimiser un logement pour un meilleur confort d’été Quelques actions concrètes peuvent améliorer le confort d’été et la performance énergétique : Installer des volets ou stores performants sur les fenêtres, surtout exposées à l’est, au sud et à l’ouest, ainsi que sur les fenêtres de toit. Renforcer l’isolation du toit pour limiter les apports de chaleur. Privilégier, lors de travaux, l’isolation thermique par l’extérieur afin de préserver l’inertie naturelle des murs. Mettre en place un ventilateur de plafond pour améliorer le brassage d’air. Au quotidien : Pensez à fermer les protections solaires durant la journée. Aérez en soirée ou la nuit pour favoriser l’entrée d’air frais. Si vous utilisez un climatiseur, gardez une température raisonnable sans descendre en dessous de 26°C pour limiter la consommation d’énergie. Le cas particulier des petites fenêtres et des fenêtres de toit En matière de protection solaire, les plus petites fenêtres (moins de 0,7 m² ou représentant moins de 10 % du total des surfaces vitrées) sont souvent exclues du calcul de confort d’été, sauf lorsqu’il s’agit de fenêtres de toit. Ces dernières sont systématiquement prises en compte, même si elles sont de petite taille et dépourvues de volets ou stores, ce qui peut pénaliser le score de confort estival. À qui s’adresser pour un diagnostic précis ? Pour avoir une vision claire des points forts et axes d’amélioration de votre logement, consultez un diagnostiqueur professionnel. Ce spécialiste pourra étudier en détail votre Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) et vous conseiller des solutions sur mesure afin d’optimiser à la fois le confort d’été et la valeur globale de votre bien.

Bailleurs, préparez votre DDT pour la réforme amiante
11 juin 2026

Bailleurs, préparez votre DDT pour la réforme amiante

Une nouvelle obligation se dessine pour 2027 Le dossier de diagnostic technique (DDT) pourrait bientôt inclure un état amiante obligatoire lors de la location d’un bien immobilier. Cette évolution réglementaire, attendue depuis plusieurs années, est sur le point de se concrétiser. Si le calendrier est respecté, cette exigence devrait s’appliquer dès le 1er janvier 2027, apportant des changements majeurs pour tous les propriétaires bailleurs. Pour quels logements le diagnostic sera-t-il requis ? Le futur décret concernerait tous les logements ayant obtenu un permis de construire avant le 1er juillet 1997. Ce critère fait écho à celui déjà en vigueur lors de la vente de biens immobiliers. Le repérage porterait sur les mêmes matériaux susceptibles de contenir de l’amiante, selon une méthode harmonisée. Ce que cela implique pour les bailleurs et les acteurs de l’immobilier Ajout d’un diagnostic amiante au sein du DDT pour chaque mise en location des logements ciblés Obligation d’informer précisément les locataires sur la présence éventuelle d’amiante dans le logement Anticipation nécessaire pour constituer un dossier complet au moment de la diffusion d’une annonce ou de la signature d’un bail Sensibilisation particulière sur les risques liées à des travaux ou du bricolage dans des logements concernés Pourquoi cette avancée réglementaire ? L’amiante constitue toujours un problème de santé publique en raison de ses fibres invisibles, dangereuses si elles sont inhalées. Le but principal de cette mesure est d’accentuer la prévention mais également d’assurer une transparence totale auprès des locataires, surtout lors de rénovations où les risques de dispersion sont accrus. Anticiper pour mieux louer en toute conformité Même si le décret n’est pas encore entré en application, il est judicieux de se tenir informé et de préparer dès maintenant ses locations à ces futures obligations. Être proactif permettra d’assurer la sécurité des occupants et d’avoir des dossiers loués en totale conformité avec la loi à venir.

Risque retrait-gonflement : comprendre le classement de votre terrain
25 mai 2026

Risque retrait-gonflement : comprendre le classement de votre terrain

Qu'est-ce que le retrait-gonflement et pourquoi s'y intéresser ? Les terrains composés essentiellement d'argile sont sujets à un phénomène naturel appelé retrait-gonflement. Ce processus provient de la tendance de ces sols à rétrécir par temps sec et à se dilater lorsqu'ils absorbent l'eau, par exemple après une période de pluie. Ces changements de volume peuvent provoquer des mouvements au niveau du sol, entraînant parfois des fissures ou des altérations sur les bâtiments implantés dans ces zones. Ce phénomène s'accentue face à l'augmentation des périodes de sécheresse observées ces dernières années. Nouvelle cartographie du risque à partir de 2026 À partir du 1er juillet 2026, une cartographie actualisée du retrait-gonflement des sols argileux deviendra la référence officielle en France. L'objectif de cette mise à jour est de mieux traduire la réalité du terrain et d'intégrer l'impact du changement climatique croissant sur les sols. Cette nouvelle carte considère notamment la répétition des fortes sécheresses, la hausse du nombre de sinistres relevés et l’amélioration des connaissances sur la nature des sols. Ainsi, plus de la moitié du territoire (environ 55 %) sera identifié comme étant en zone d'exposition moyenne ou forte à ce risque, contre 48 % dans l’évaluation précédente. Comment savoir si votre terrain est exposé ? Pour déterminer si une parcelle ou une maison se trouve en zone concernée, il est possible de consulter le site officiel Géorisques, accessible à l'adresse suivante : https://www.georisques.gouv.fr/citoyen-recherche-map . Cet outil en ligne permet d'obtenir rapidement des informations sur le classement de chaque secteur. Implications pour les maisons situées en zone argileuse Le fait qu’une maison soit bâtie sur un terrain exposé à ce phénomène ne signifie pas nécessairement qu’elle est vulnérable. Ce classement rappelle avant tout que le sol peut changer de volume selon les conditions météorologiques, ce qui impose parfois d'adapter les techniques de construction. Un habitat bien conçu et respectant les préconisations en vigueur ne rencontre généralement pas de problème majeur, même en zone à risque. Achat, vente et formalités à respecter Lorsqu’un bien est mis en vente ou en location, l’information sur le risque de retrait-gonflement figure dans le dossier d’État des Risques et Pollutions (ERP). Ce document, qui doit être accessible dès la première visite d’un logement, informe les futurs acquéreurs ou locataires sur les risques naturels susceptibles d’affecter la zone où se situe le bien. Ce dispositif permet de garantir la transparence lors des transactions immobilières. Ce que cela implique pour la construction d'une maison Si vous envisagez de bâtir sur un terrain possiblement affecté par le retrait-gonflement, certaines mesures peuvent être nécessaires : la réalisation d’une analyse du sol avant construction, l'adaptation des fondations ou encore le respect de prescriptions techniques spécifiques. Ces recommandations visent à limiter l’impact des mouvements du terrain sur le bâti. À retenir Le retrait-gonflement touche principalement les sols argileux et dépend fortement du climat local. L’actualisation de la carte en 2026 représente une avancée pour la gestion des risques immobiliers en France, en permettant une meilleure anticipation et adaptation des projets. Bien qu’il n’interdise ni la vente ni l’achat d’un terrain ou d’un bâtiment, ce classement vise avant tout à informer, prévenir et protéger les acteurs de l’immobilier.

La part des équipements invisibles dans le DPE
24 avril 2026

La part des équipements invisibles dans le DPE

Le DPE : une évaluation globale du logement Le diagnostic de performance énergétique, plus connu sous le sigle DPE, apporte un regard complet sur la manière dont un logement consomme de l’énergie. Lorsqu'il est effectué, le professionnel s’appuie sur une simulation qui englobe l’ensemble des usages habituels d’un habitat sur toute une année. Cinq domaines principaux sont pris en compte pour dresser le bilan final de la consommation. Les cinq postes analysés dans le DPE Le chauffage : Ce secteur représente généralement la plus grande part des dépenses énergétiques, notamment dans les habitations qui souffrent d’une mauvaise isolation. En effet, il peut constituer jusqu’à 80 % de la consommation totale. Outre la nature de l'appareil installé (chaudière, pompe à chaleur, poêle, etc.), l’isolation des murs, des combles et la qualité des fenêtres sont examinées, car ils influent fortement sur le résultat. L’eau chaude sanitaire : Le mode de production de l’eau chaude influe directement sur l’efficacité énergétique du logement. L’utilisation d’un chauffe-eau classique consommant beaucoup d’électricité alourdit la facture, alors qu'une solution plus économe comme un système thermodynamique améliore la performance globale. Le refroidissement : Lorsque le logement possède un système de climatisation ou une pompe à chaleur réversible, cet aspect entre dans le calcul. À défaut, le DPE prend tout de même en compte les risques de surchauffe l’été, en fonction de l'orientation de l’appartement, de l’isolation du toit et des protections solaires existantes. L’éclairage : Même si ce poste est calculé de manière standard, sans différencier les types d’ampoules, il figure dans le bilan. Cette méthode se justifie par la facilité à remplacer les équipements d'éclairage selon les besoins des occupants. Les auxiliaires : Cette catégorie rassemble des éléments qui échappent souvent à l’attention des habitants : ventilateurs, systèmes d’extraction d’air, circulateurs de chauffage ou de production d’eau chaude. Pourtant, leur consommation annuelle peut être importante, tout spécialement si le système est ancien et peu performant. Double étiquette et impact du nouveau coefficient électrique A partir des données de ces cinq secteurs, le logiciel délivre deux évaluations distinctes : l’une liée à la consommation d’énergie primaire, l’autre aux émissions de gaz à effet de serre. Le résultat définitif retient la moins bonne des deux notes. Ce fonctionnement implique des situations variées : un logement chauffé au gaz pourra, par exemple, présenter une consommation acceptable mais être sanctionné pour des émissions de CO₂ élevées. À l'inverse, une habitation utilisant exclusivement l'électricité bénéficie désormais d’un calcul plus avantageux avec l’abaissement du coefficient de conversion (passé de 2,3 à 1,9 en 2026), ce qui améliore mécaniquement son étiquette énergétique. Enjeux réglementaires pour les propriétaires Depuis ce changement, les particuliers disposant de logements électriques peuvent solliciter une attestation actualisée de leur DPE sur le site de l'ADEME, gratuitement. Cette nouvelle attestation permet parfois de franchir un seuil réglementaire sans avoir besoin d’effectuer des travaux ou de diligenter un nouveau contrôle. Par ailleurs, il convient de rappeler que les logements étiquetés G ne peuvent plus être loués depuis le 1er janvier 2025 lors d’un nouveau contrat de bail ou d’un renouvellement. Le même principe s’appliquera aux logements en classe F à compter de 2028. Enfin, vendre une maison classée F, E ou G impose la réalisation d’un audit énergétique additionnel, distinct du DPE, qui propose un plan de rénovation en plusieurs étapes. Conclusion Au final, même les appareils discrets comme les auxiliaires énergétiques jouent une part non négligeable dans la note du DPE. Mieux comprendre la composition de ces postes permet d’orienter les travaux d’amélioration énergétique vers des actions parfois insoupçonnées, pour gagner en confort et en conformité avec la réglementation.